La Soirée familiale
Dans l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, plusieurs traditions ayant pour but de renforcer la cellule familiale sont observées. Parmi ces traditions se trouve la Soirée familiale qui a lieu chaque lundi soir.
Historique
Le concepteur de la Soirée familiale fut John Taylor (1808-1887), successeur de Brigham Young (1801-1877) à la présidence de l'Église. Il recommanda aux membres de l'Église de réserver une soirée par semaine pour étudier l'Évangile et pour se distraire en famille. Il leur promit la paix et l'amour, la pureté et la joie qui rendraient leur vie de famille idéale s'ils appliquaient fidèlement le principe d'une soirée familiale (« Home Evening », par Joseph F. Merrill, Improvement Era, janvier 1918, p. 203).
Ce n’est cependant qu’en 1915 que la Soirée familiale sera officiellement instituée.
Dans sa lettre datée du 27 avril 1915, et envoyée aux dirigeants locaux de l'Église, Joseph F. Smith (1838-1918), président de l'Église, recommanda aux saints des derniers jours de consacrer une soirée par semaine spécialement à la famille. Ce devait être un moment consacré à enseigner, à lire les Écritures, à cultiver les talents, à traiter des affaires familiales. Ce ne devait pas être un moment pour assister à des manifestations sportives, ni rien de la sorte.
En 1970, le président Joseph Fielding Smith (1876-1972), fils de Joseph F. Smith, désigna le lundi soir comme moment à consacrer pour la Soirée familiale, et recommanda aux paroisses de l'Église de ne prévoir aucune réunion ou activité ce soir-là. Cette tradition se poursuit aujourd'hui.
Lors de la conférence générale d'octobre 2002, Gordon B. Hinckley, président de l'Église, demanda aux responsables des écoles publiques et aux autres personnes concernées de ne pas prévoir d'activités qui demandent du temps aux enfants le lundi soir.
But de la Soirée familiale
La soirée familiale est consacrée à l'échange et à l'instruction et est destinée à renforcer les liens familiaux. Cette tradition est prévue pour promouvoir l'unité et l'amour dans la famille. Cette soirée est réservée pour être ensemble, pour dialoguer, chanter et s'amuser en famille. La Soirée famille a pour but notamment d'aider des parents à préparer leurs enfants à mener une vie responsable.
Déroulement
Le plus souvent, la Soirée familiale est tenue au foyer par chaque famille et réunit les parents et les enfants.
D'une manière générale, la soirée commence par un cantique et une prière faite par un membre de la famille, parent ou enfant. Puis un autre membre de la famille qui a préparé la leçon enseigne à sa façon un principe de l'Évangile. Les autres membres de la famille participent en ajoutant une idée ou en témoignant de leur propre expérience.
Cette réunion est aussi l'occasion de traiter des problèmes de la famille, de prendre des décisions et de faire des projets ensemble. C'est l'occasion pour chacun d'exercer ses talents artistiques ou autres devant les autres membres de la famille. La soirée se poursuit par une activité récréative et une collation et se termine par une prière.
Ressources didactiques proposées par l'Église
L'Église met à la disposition des familles divers matériels didactiques pour les aider à tenir leur soirée familiale, tels que le Recueil d'idées pour les soirées familiales (grand format, 379 pages). D'autres ressources sont disponibles sur le site web de l'Église (vidéos, etc.)
Le site web de l'Église précise en outre que la Soirée familiale doit commencer et se terminer par une prière, mais qu'il n'est pas attendu qu'elle prenne la forme d'un cours magistral. La Première Présidence de 1915 y est citée : « Le caractère cérémonieux ou solennel des Soirées familiales doit être soigneusement évité, et chaque membre de la famille doit pouvoir y participer ».
Liens
• Le phénomène de la Soirée familiale(Newsroom.lds.org, 2004)

La famille: Déclaration au monde
La Première Présidence et le Conseil des douze apôtres de l'Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours
Nous, Première Présidence et Conseil des douze apôtres de l'Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, déclarons solennellement que le mariage de l'homme et de la femme est ordonné de Dieu et que la famille est essentielle au plan du Créateur pour la destinée éternelle de ses enfants.
Tous les êtres humains, hommes et femmes, sont créés à l'image de Dieu.Chacun est un fils ou une fille d'esprit aimé de parents célestes, et, à ce titre, chacun a une nature et une destinée divines. Le genre masculin ou féminin est une caractéristique essentielle de l'identité et de la raison d'être individuelle prémortelle, mortelle et éternelle.
Dans la condition prémortelle, les fils et les filles d'esprit connaissaient et adoraient Dieu, leur Père éternel. Ils acceptèrent son plan selon lequel ses enfants pourraient obtenir un corps physique et acquérir de l'expérience sur la terre de manière à progresser vers la perfection, et réaliser en fin de compte leur destinée divine en héritant la vie éternelle. Le plan divin du bonheur permet aux relations familiales de perdurer au-delà de la mort. Les ordonnances et les alliances sacrées que l'on peut accomplir dans les saints temples permettent aux personnes de retourner dans la présence de Dieu, et aux familles d'être unies éternellement.
Le premier commandement que Dieu a donné à Adam et Eve concernait leur potentiel de parents, en tant que mari et femme. Nous déclarons que le commandement que Dieu a donné à ses enfants de multiplier et de remplir la terre reste en vigueur. Nous déclarons également que Dieu a ordonné que les pouvoirs sacrés de procréation ne doivent être employés qu'entre l'homme et la femme, légitimement mariés.
Nous déclarons que la manière dont la vie dans la condition mortelle est créée a été ordonnée par Dieu.Nous affirmons le caractère sacré de la vie et son importance dans le plan éternel de Dieu.
Le mari et la femme ont la responsabilité solennelle de s'aimer et de se chérir et d'aimer et de chérir leurs enfants. . "Les enfants sont un héritage de l'Eternel" (Psaumes 127:3; traduction littérale de la King James Version). Les parents ont le devoir sacré d'élever leurs enfants dans l'amour et la droiture, de subvenir à leurs besoins physiques et spirituels, de leur apprendre à s'aimer et à se servir les uns les autres, à observer les commandements de Dieu et à être des citoyens respectueux des lois, où qu'ils vivent. Les maris et les femmes (les mères et les pères) seront responsables devant Dieu de la manière dont ils se seront acquittés de ces obligations.
La famille est ordonnée de Dieu. Le mariage entre l'homme et la femme est essentiel à son plan éternel. Les enfants ont le droit de naître dans les liens du mariage et d'être élevés par un père et une mère qui honorent leurs voeux de mariage dans la fidélité totale. On a le plus de chances d'atteindre le bonheur en famille lorsque celle-ci est fondée sur les enseignements du Seigneur Jésus-Christ. La réussite conjugale et familiale repose, dès le départ et constamment, sur la foi, la prière, le repentir, le pardon, le respect, l'amour, la compassion, le travail et les divertissements sains. Par décret divin, le père doit présider sa famille dans l'amour et la droiture, et a la responsabilité de pourvoir aux besoins vitaux et à la protection de sa famille. La mère a pour première responsabilité d'élever ses enfants. Dans ces responsabilités sacrées, le père et la mère ont l'obligation de s'aider en qualité de partenaires égaux. Un handicap, la mort ou d'autres circonstances peuvent nécessiter une adaptation particulière. La famille élargie doit apporter son soutien quand cela est nécessaire.
Nous lançons une mise en garde: les personnes qui enfreignent les alliances de la chasteté, qui font subir des sévices à leur conjoint ou à leurs enfants, ou qui ne s'acquittent pas de leurs responsabilités familiales devront un jour en répondre devant Dieu. Nous faisons également cette mise en garde: la désagrégation de la famille attirera sur les gens, les collectivités et les nations les calamités prédites par les prophètes d'autrefois et d'aujourd'hui.
Nous appelons les citoyens responsables et les dirigeants des gouvernements de partout à promouvoir des mesures destinées à sauvegarder et à fortifier la famille dans son rôle de cellule de base de la société.
Cette déclaration a été lue par Gordon B. Hinckley, président de l'Eglise, pendant le discours qu'il a prononcé lors de la réunion générale de la Société de Secours le 23 septembre 1995, à Salt Lake City (Utah.)

Équilibre
entre la vie de famille
et la vie de l'Église
J. Reuben Clark (1871-1961), en 1940 :
Le foyer est le fondement de la droiture ; nul autre moyen ne peut le remplacer ni remplir ses fonctions essentielles, et tout ce que les organisations auxiliaires de l'Église peuvent faire est d'aider le foyer dans ses problèmes, en lui apportant une aide particulière lorsqu'elle est nécessaire. (Memorandum of Suggestions, 29 mars 1940, Papers 1933-61, Département d'Histoire de l'Église, Salt Lake City, p. 3 ; Histoire de l'Église dans la plénitude des temps, Religion 341-343, 2002, pp. 519 et 563 ; 1997, pp. 521 et 566).
Spencer W. Kimball (1895-1985), en 1978 :
Frères et sœurs, nous ne voulons pas que la « simplification » devienne un slogan ou un encouragement à la paresse. Ce que nous désirons, c'est que les programmes de l'Église servent les membres de l'Église, et non l'inverse. (L'Étoile, octobre 1978, p. 180).
Les collèges de la prêtrise, les organisations auxiliaires, et même les paroisses et les pieux existent avant tout pour aider les membres à vivre l'Évangile au foyer.
Les gens sont plus importants que les programmes.
Les programmes de l'Église doivent toujours soutenir les activités de la famille centrées sur l'Évangile, et ne jamais leur porter atteinte. » (L'Étoile, octobre 1978, p. 181 ; Le Liahona, janvier 2001, p. 72).
Notre volonté de vivre l'Évangile en le centrant sur le foyer doit devenir le message clairement exprimé de chaque programme de la prêtrise et des auxiliaires, réduisant, lorsque c'est nécessaire, certaines des activités facultatives qui peuvent empêcher de se concentrer suffisamment sur la famille et le foyer. (L'Étoile, octobre 1978, p. 181).
La Première Présidence, en 1999 :
Le foyer est le fondement de la droiture, et nul autre moyen ne peut remplacer ni remplir ses fonctions essentielles… On ne doit pas permettre à d'autres impératifs ou activités, aussi légitimes et justifiés soient-ils, de prendre le pas sur les devoirs confiés par Dieu, dont seuls les parents et la famille peuvent s'acquitter correctement. Nous exhortons les évêques et les autres officiers de l'Église à faire tout leur possible pour aider les parents en s'assurant que ceux-ci disposent de temps et d'assistance, si besoin est, pour élever leurs enfants dans les voies du Seigneur… En fortifiant les familles, c'est toute l'Église que nous fortifierons. (Lettre de la Première Présidence, 11 février 1999).
Boyd K. Packer, en 1998 :
Nous devons veiller à ce que les programmes et les activités de l'Église ne deviennent pas un fardeau pour les familles… Je voudrais que personne ne prenne ce que je dis comme excuse pour refuser un appel inspiré dans l'Église. Ce que je veux, c'est encourager les dirigeants à prendre en considération le foyer afin de ne pas donner d'appels ou de programmer des activités qui seront des fardeaux inutiles pour les parents et les enfants. (L'Étoile, janvier 1999, p. 26).
M. Russel Ballard, en 2003 :
L'Église est organisée pour aider la famille. Les activités qui se déroulent dans les diverses branches, paroisses et pieux de l'Église sont très importantes, mais ne doivent ni remplacer celles de la famille ni occuper tout le temps dont disposent les parents pour instruire leurs enfants au sein de leur foyer. Les évêques et présidents de pieu doivent faire preuve de sagesse et de jugement pour veiller attentivement à l'équilibre entre les activités en famille et celles de l'Église (Première réunion mondiale de formation des dirigeants, 11 janvier 2003, p. 16).
Boyd K. Packer, en 2007 :
L'objectif ultime de toute activité dans l'Église se concentre sur le foyer et la famille (Le Liahona, novembre 2007, p. 9)
Dallin H. Oaks, en 2007 :
Les dirigeants de l’Église doivent se rendre compte que les réunions et les activités de l’Église peuvent devenir trop compliquées et trop encombrantes si la paroisse ou le pieu essaient d’amener les membres à faire tout ce qui est bon et possible dans nos nombreux programmes religieux. Là aussi, les priorités sont nécessaires.
Les présidences de pieu et les épiscopats doivent exercer leur autorité pour éliminer les activités excessives et inefficaces qui sont parfois exigées des membres de leurs pieux ou paroisses. Les programmes de l’Église doivent se concentrer sur ce qu’il y a de plus efficace pour atteindre les objectifs qui leur sont assignés, sans empiéter indûment sur le temps dont les familles ont besoin pour les devoirs qui leur ont été divinement confiés.
Mais voici une mise en garde pour la famille : Suppose que les dirigeants de l'Église réduisent le temps requis par les réunions et les activités de l'Église afin d'augmenter le temps disponible pour permettre à la famille d'être ensemble. Le but recherché ne sera pas atteint si chacun des membres de la famille, particulièrement les parents, ne prend pas énergiquement les dispositions nécessaires pour augmenter le temps passé ensemble en famille et celui passé en tête-à-tête. (Le Liahona, novembre 2007, p. 106, 107)
Boyd K. Packer, en 2008 :
J'ai toujours pensé que le but ultime de toutes les activités de l'Église était le bonheur au foyer d'un homme, d'une femme et de leurs enfants.
Toutes les activités de l'Église sont destinées à renforcer la famille.
Parfois, il se peut que nous nous écartions un peu de notre rôle visant à soutenir les familles, vers celui consistant à ce que les familles soient responsables de soutenir l'Église. Les dirigeants locaux doivent être attentifs lorsqu'ils organisent des activités et des programmes de l'Église pour motiver les jeunes gens et les jeunes filles, les préparer à la vie conjugale et ensuite les aider dans les premières années de leur mariage jusque dans leurs vieux jours.
Protéger les familles, voilà la raison d'être de l'Église. Nous faisons tout ce que nous pouvons dans l'Église pour protéger la famille. (Réunion mondiale de formation des dirigeants, février 2008, p. 7, 8, 9)
Dallin H. Oaks, en 2008 :
Je vais m'adresser aux évêques et présidents de pieu, qui président les conseils de paroisse et de pieu : Pensez au temps des parents quand vous faites votre calendrier plutôt que de le bourrer de toutes les réunions et activités imaginables sans tenir compte de l'effet que cela a sur la famille.
Le mieux est que les calendriers de l'Église tiennent compte de la famille, pour que le fardeau, en soirée et le week-end, ne soit pas excessif et ne balaye pas les moments où la famille peut être réunie.
À cela, il convient d'ajouter une mise en garde : Si nous libérons du temps pour la famille, les parents doivent veiller davantage à ce que cela ne fasse pas augmenter le temps passé devant la télévision, à faire du sport ou à participer aux nombreuses et excellentes activités de la localité. (Réunion mondiale de formation des dirigeants, février 2008, p. 24)

Les Enfants
La Primaire
La Primaire est l'organisation qui pourvoit à l'enseignement religieux des enfants 3 à 11 ans de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. La Primaire a pour but d'enseigner l'Évangile de Jésus-Christ aux enfants et de les aider à vivre en accord avec ses principes.
Histoire
La Primaire est née le 25 août 1878 à Farmington en Utah (USA). Elle fut le résultat des réflexions d'Aurelia S. Rogers qui vit la nécessité d'une formation religieuse en semaine pour les garçonnets et les fillettes. Le mouvement se répandit dans d'autres parties géographiques de l'Église et le 19 juin 1880, Louie B. Felt était appelée à présider sur la Primaire de l'Église dans le monde entier.
Organisation
Aujourd'hui, la Primaire ne se réunit plus en semaine mais au cours des horaires groupés des réunions dominicales.
Présidentes
Depuis la création de la primaire, les femmes suivantes en ont été les présidentes générales :
• Louie Bouton Felt, du 19 juin 1880 au 6 octobre 1925
• May Anderson, du 6 octobre 1925 au 11 septembre 1939
• May Green Hinckley, du 1er janvier 1940 au 2 mai 1943
• Adele Cannon Howells, du 29 juillet 1943 au 14 avril 1951
• LaVern Watts Parmley, du 16 mai 1951 au 5 octobre 1974
• Naomi Maxfield Shumway, du 5 octobre 1974 au 5 avril 1980
• Dwan Jacobsen Young, du 5 avril 1980 au 2 avril 1988
• Michaelene Packer Grassli, du 2 avril 1988 au 1er octobre 1994
• Patricia P. Pinegar, du 1er octobre 1994 au 2 octobre 1999
• Coleen K. Menlove, du 2 octobre 1999 au 2 avril 2005
• Cheryl Clark Lant, depuis le 2 avril 2005
Liens

Les Jeunes gens et jeunes filles
Séminaires et instituts de religion
de l’Église de Jésus-Christ
des Saints des Derniers Jours
Le Séminaire et l’Institut sont des programmes scolaires et universitaires d’éducation religieuse qui dépendent de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Ces programmes permettent l'enseignement quotidien des jeunes de l'Église en matière religieuse. L'enseignement religieux en semaine est un domaine en croissance rapide aux États-Unis et ailleurs, dans lequel l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours a fait œuvre de pionnier.
Séminaire
Pour s'assurer que les jeunes de l'Église reçoivent une formation religieuse quotidienne, l'Église créa des séminaires adjacents aux lycées publics, en commençant en 1912 par la Granite High School à Salt Lake City. Les étudiants qui avaient des heures de classe creuses passaient du lycée au séminaire, où ils recevaient, pendant cette période, une formation religieuse officielle, puis retournaient au lycée. Cette activité de l'étudiant était tout à fait volontaire. Le séminaire était une institution tout à fait indépendante du lycée. Certains établissements scolaires locaux libérèrent des heures de cours, et l'on construisit des bâtiments distincts des lycées. On engagea des enseignants qualifiés, et le système tout entier fut supervisé par un bureau général de l'éducation et un commissaire désigné par l'Église.
L'idée du séminaire se révéla être populaire et fut étendue à d'autres écoles. Dès 1968, le nombre d'étudiants de séminaire avait dépassé les cent mille. En 1969-70, le système des écoles de l'Église gérait 216 séminaires à plein temps et 2688 séminaires à mi-temps dans 50 États des États-Unis et dans 17 autres pays, avec un effectif de plus de 132.000 étudiants. Le but du Bureau de l'Éducation de l'Église était de donner à tous les jeunes gens et à toutes les jeunes filles de l'Église l'occasion d'obtenir une formation religieuse en semaine.
À l'origine, tous les séminaires étaient du type séminaire hors école, où les élèves suivaient les cours dans un bâtiment de séminaire près du lycée. Mais quand les saints des derniers jours se répandirent au-delà de l'Intermountain West, ces dispositions ne furent plus possibles. C'est pourquoi l'on créa des programmes matinaux et des programmes d'étude à domicile pour répondre aux besoins des membres de l'Eglise.
Des cours de séminaire matinal furent inaugurés en 1929 à Salt Lake City et à Pocatello (Idaho) ; mais le programme de Pocatello fut abandonné après un an seulement. Le besoin existait dans d'autres régions. Dès 1941, le directeur de l'institut de Californie du Sud signala que cinq lycées de la région de Los Angeles comptaient plus de cent élèves membres de l'Église et que plusieurs autres approchaient de ce nombre. Néanmoins, les restrictions de temps de guerre ne permettaient pas de mettre sur pied de nouveaux programmes à l'époque. En 1950, les onze présidents de pieu de la région de Los Angeles recommandèrent à l'unanimité la mise en route immédiate de séminaires matinaux.
Il fallut surmonter d'énormes obstacles : beaucoup de cours devaient desservir plus d'un lycée. Comme les horaires des cours des lycées différaient, cela signifiait que l'on ne pouvait tenir le séminaire qu'à sept heures du matin ou même plus tôt. Il n'y avait presque aucune église accessible à pied en sortant des lycées, et il fallut donc arranger un système de transport en voiture ou autrement. En septembre 1950, six classes pilotes furent inaugurées, et leur succès fut tel que sept autres classes furent ajoutées au cours de la même année scolaire. En dépit des difficultés, les 461 élèves de séminaire de Californie du Sud inscrits avaient une assistance moyenne de 88 % la première année.
Trois ans plus tard, il y avait 59 classes, avec une assistance moyenne de 92 %. Ceci en dit long sur le dévouement des élèves et de leurs parents, qui étaient disposés à se lever dès 5 heures du matin pour soutenir le cours de religion avant d'aller à l'école. Pendant le quart de siècle qui suivit, les classes matinales rendirent l'enseignement du séminaire accessible aux jeunes saints des derniers jours dans beaucoup de parties du monde, particulièrement dans les centres où la population de l'Église était importante aux États-Unis et au Canada à l'extérieur de l'Intermountain West.
On créa des séminaires d'étude à domicile là où il n'y avait pas suffisamment d'élèves pour qu'une classe quotidienne soit possible. On les lança pendant l'année scolaire 1966-67 en tant que projets pilotes dans le Midwest. Les jeunes étudiaient leurs leçons de séminaire chez eux pendant la semaine et se réunissaient le dimanche avec un instructeur volontaire pour passer la documentation en revue. Une fois par mois environ, tous les élèves d'un district se rassemblaient en un endroit central sous la direction d'un coordonnateur de séminaire à plein temps. Le matin, ils revoyaient les points principaux de l'étude du mois écoulé. Les programmes de séminaire d'étude à domicile mirent l'enseignement du séminaire à la disposition des saints des derniers jours de partout. Dès 1972, le nombre d'étudiants de séminaire dépassait 140.000.
Institut
Comme un nombre croissant de saints des derniers jours suivaient, dans les années 1920, les cours des facultés universitaires et des universités, certains membres de l'Église commencèrent à se préoccuper de savoir comment les étudiants allaient intégrer l'instruction profane à leur religion. Le début des années 1920 fut marqué par l'accroissement de la réputation des sciences et le déclin de l'influence et du pouvoir des Églises. Une oeuvre populaire de l'époque s'intitulait A History of the Warfare of Science with Theology in Christendom (Histoire de la guerre entre la science et la théologie dans le monde chrétien) et avait été écrite par Andrew Dixon White, distingué professeur d'histoire et président de l'université Cornell. Il s'attaquait vigoureusement aux doctrines chrétiennes fondamentales, qu'il qualifiait de menace à l'évolution normale de la sociéte. Son livre fut considéré comme l'autorité susceptible d'aider les étudiants en sciences à comprendre la guerre philosophique entre la science et le christianisme.
Au cours de cette période d'effervescence et de contestation, un groupe de saints des derniers jours, à l'université d'Idaho, demanda l'aide de la Première Présidence de l’Église à cause du grand nombre d'étudiants mormons qu'il y avait là-bas et qui n'avaient pas accès à une instruction donnée par l'Église pour compléter leur formation profane. La Première Présidence répondit à leur appel et envoya J. Wyley Sessions, récemment relevé comme président de la mission d'Afrique du Sud, et sa femme, Madgeline, à Moscow (Idaho), avec l'autorité d'organiser un programme pour ces étudiants membres de l'Église. En collaboration avec les autorités universitaires, Sessions mit rapidement sur pied une organisation sociale et donna, dans un cadre religieux, des cours sur les Écritures et la morale, pour lesquels les étudiants recevaient une unité de valeur de l'université. Les premiers cours eurent lieu pendant l'automne de 1926 avec cinquante-sept étudiants inscrits. On construisit un grand bâtiment près de l'université. Des instituts furent bientôt organisés et des bâtiments furent construits à côté du Utah State Agricultural College à Logan, de l'Idaho State University à Pocatello et de l'université d'Utah à Salt Lake City.
À partir de 1926 furent établis des instituts de religion adjacents aux établissements d'enseignement supérieur et des universités où l'on trouvait des étudiants membres de l'Église. Dès l'année scolaire 1969-70 des instituts de religion avec un personnel à plein temps étaient en activité dans 303 collèges et universités. Parmi ceux-ci on comptait presque toutes les grandes écoles d'enseignement supérieur de 39 États des États-Unis et de 6 autres pays. L'enrôlement à ces instituts dépassait 44.000. Des bâtiments académiques modernes avaient été construits près de chacun des établissements publics et privés de ces États. En 1970 le programme des instituts s'étendit à l'Europe, au Mexique, à l'Amérique centrale, à l'Amérique du Sud, à la Nouvelle-Zélande, à l'Australie, au Japon et la Corée. En 1972, un cours d'étude à domicile d'institut fut inauguré pour les étudiants d'université. Cette année-là, le programme des instituts s'était étendu à tous les États-Unis et au Canada. Pendant l'année scolaire 1971-72, il y avait 53.395 étudiants, autres que ceux fréquentant les établissements d'enseignement supérieur de l'Église, qui suivaient des cours de religion aux instituts de l'Église situés près de 350 établissements et universités.
Effectifs
Les chiffres suivants n’englobent pas les effectifs des collèges et universités privés de l’Église, comme la Brigham Young University.
• En 1972, le total d'étudiants des séminaires et instituts s'élevait à 257.388. Il y avait un total de 4251 instructeurs à plein temps et à temps partiel rémunérés, plus 1774 instructeurs de séminaire d'étude à domicile travaillant bénévolement.
• En 1985, il y avait 225.709 inscrits au Séminaire et 127.470 à l’Institut.
• En 2000, il y avait 36.000 enseignants, tous bénévoles, dans 150 pays parmi ceux où est implantée l'Église.
Cursus
Le cursus du Séminaire concerne les jeunes de 14 à 17 ans inclus. Il s'étend sur quatre années scolaires. Chaque année est consacrée à l'étude d'un des ouvrages suivants :
• L'Ancien Testament
• Le Nouveau Testament
• Le Livre de Mormon
• Doctrine et Alliances
Le cursus de l'Institut concerne les étudiants de 18 ans et plus. Ce cursus propose des cours de niveau universitaire sur les Écritures et sur d'autres sujets. Chaque cours, prévu pour une année scolaire, fait l'objet d'un manuel de l'étudiant. Les manuels utilisés le plus fréquemment sont les suivants :
• Ancien Testament, première partie - Genèse à 2 Samuel - (grand format, 357 pages)
• Ancien Testament, deuxième partie - 1 Rois à Malachie - (grand format, 444 pages)
• Nouveau Testament, Vie et enseignements de Jésus - Matthieu à Jean - (grand format, 310 pages)
• Nouveau Testament, Vous serez mes témoins - Actes à Apocalypse - (grand format, 459 pages)
• Livre de Mormon (grand format, 581 pages)
• Doctrine et Alliances (grand format, 511 pages)
• Enseignements de l'Évangile (grand format, 131 pages)
• Histoire de l'Église dans la plénitude des temps(grand format, 646 pages)
• Les présidents de l'Église (grand format, 406 pages)
• Le mariage éternel (grand format, 385 pages)
• Préparation missionnaire (grand format, 140 pages)
• Les religions du monde (grand format, 257 pages)

LES FEMMES
La SociétédeSecours
La Société de Secours est l'organisation des femmes de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours.
Histoire
La Société de Secours a été fondée le 17 mars 1842, à Nauvoo, en Illinois (USA), par Joseph Smith. Quelques femmes de la ville de Nauvoo étaient allées le trouver pour lui demander le moyen de s'organiser pour pratiquer la charité et participer à l'édification de l'Église. Il répondit à leur demande en les organisant en une société pour « veiller sur les pauvres, les nécessiteux, les veuves et les orphelins et accomplir toutes sortes de bonnes oeuvres... » (History of the Church, 5:25).
Les buts de la Société de Secours ont été étendus au-delà des services caritatifs lorsque Joseph Smith enseigna lors d'une des toutes premières réunions des sœurs que la Société ne devait « pas seulement soulager les pauvres, mais sauver les âmes » (op. cit.)
But
À l'époque où elle été fondée, la Société de Secours avait deux objectifs principaux : porter secours aux pauvres et aux nécessiteux et sauver les âmes. Cette organisation reste aujourd'hui fidèle aux principes directeurs de son origine. Dans le monde entier, les membres de la Société de Secours oeuvrent avec les détenteurs de la prêtrise pour accomplir la mission de l'Église.
Présidentes
Depuis sa création, la Société de Secours a eu comme présidentes générales :
• Emma Hale Smith, du 17 mars 1842 au 16 mars 1844
• Eliza Roxey Snow, de 1866 au 5 décembre 1887
• Zina Diantha Huntington Young, du 8 avril 1888 au 10 novembre 1901
• Batsheba Wilson Smith, du 10 novembre 1901 au 20 septembre 1910
• Emmeline Woodward B. Wells, du 3 octobre 1910 au 2 avril 1921
• Clarissa Smith Williams, du 2 avril 1921 au 7 octobre 1928
• Louise Yates Robison, du 7 octobre 1928 à décembre 1939
• Amy Brown Lyman, du 1er janvier 1940 au 6 avril 1945
• Belle Smith Spafford, du 6 avril 1945 au 3 octobre 1974
• Barbara Bradshaw Smith, du 3 octobre 1974 au 7 avril 1984
• Barbara Woodhead Winder, du 7 avril 1984 au 31 mars 1990
• Elaine Low Jack, du 31 mars 1990 au 5 avril 1997
• Mary Ellen Wood Smoot, du 5 avril 1997 au 6 avril 2002
• Bonnie Dansie Parkin, depuis le 6 avril 2002
Liens
• Gordon B. Hinckley, Dans les bras de son amour(Salt Lake City, 2006)
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